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L'écrasement
d'un avion d'Air France au large du Brésile
Perle
turque perdue dans l'Atlantique
AYSEGÜL KARSLI
Le
1er Juin 2009, le vol régulier d'Air France entre Rio de Janeiro
et Paris, AF 477, a été porté disparu. Au bout de quelques
jours d'attente en vain, les inquiétudes ont laissé leur place
à un deuil infini. Parmi les 228 personnes à bord, dont 216
passagers et 12 membres d'équipage, l'harpiste Fatma Ceren
Necipoglu était la seule turque dans l'avion.
Quelques
heures après son décollage de l'Aéroport international Antonio
Carlos Jobin, de Rio de Janeiro, le vol AF 477 d'Air France
a disparu des écrans radars. Alors qu'il était au-dessus de
l'Atlantique, la communication ne pouvait être rétablie. Malgré
les tentatives des autorités aériennes brésiliennes, françaises,
espagnoles et africaines, aucun signal n'est reçu de l'avion
depuis la nuit du dimanche le 31 mai. Les chances de retrouver
des survivants diminuent de jour en jour. Les navires français
et brésiliens travaillent en collaboration pour éclaircir
le mystère.
Une des
victimes de cette catastrophe aérienne est Fatma Ceren
Necipoglu. Cette jeune femme brillante, l'harpiste respectée
dans les milieux académiques et artistiques se retrouvait
au Brésil à l'occasion de la 4ème édition du Festival de l'harpe
de Rio. Étant professeure au Conservatoire d'État de l'Université
d'Anadolu, ses obligations professionnelles l'ont obligé à
rentrer en Turquie plus tôt que prévu. Elle a alors pris le
premier avion qui partait pour passer des examens à ses étudiants.
La suite de l'histoire, nous le savons tous.
Elle était
une femme engagée dans son milieu, dévouée pour son art. Elle
était professeure mais aussi la coordonnatrice du programme
Erasmus / Socrate pour le Département de musique de son université.
Elle avait donné de nombreux récitals et pris part aux projets
à travers le monde. Sa source de fierté, ses étudiants, avait
gagné plusieurs pris dans les concours internationaux. Elle
avait représenté la Turquie dans les festivals reconnus à
l'échelle internationale. Bref, c'était une perle précieuse;
si précieuse que l'océan Atlantique a voulu la garder pour
lui…
En raison
du lieu de l'accident, les recherches des victimes et l'enquête
avancent lentement. Par conséquent, la ou les causes de cette
catastrophe restent inconnues, malgré que la compagnie aérienne
laisse entendre qu'un éclair est la cause probable. Un examen
approfondi des boîtes noires, des débris de l'appareil et
des dépouilles humaines demeure nécessaire pour arriver à
un jugement plus sûr. Cependant, la marine brésilienne continue
à repêcher des corps.
Juin
2009
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