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« De l'immigration à l'Intégration, Le droit
de sang prime encore en Allemagne »
(5)
par
Damla Önol

L'intégration
juridique est en parallèle avec les situations économiques
de l'Allemagne. En effet, il nous faut, encore une fois, remonter
dans le temps, en 1961, pour comprendre le contexte actuel
des immigrants turcs. Comme il a été vu dans les pages précédentes,
la première vague de main d'œuvre, les « gastarbeiter » n'étaient
pas dû pour rester définitivement en Allemagne. Ils étaient
« invités », sous contrat de travail, pouvant aller de six
mois à un an, dépendamment des cas, et par la suite, le travailleur
devait se « débrouiller »pour économiser son salaire - médiocre
- pour rentrer dans son pays. La société allemande était encore
fermée sur elle-même, excluant l'étranger, elle était encore,
en partie sous l'influence du Troisième Reich où les « fremdarbeiter
», travailleurs étrangers, devaient être exploités. L'article
d'Albert Kieser, « De l'immigration à l'Intégration, Le droit
de sang prime encore en Allemagne10 », parut dans le journal
Le monde diplomatique en juin 2006, explique le processus
de la non intégration existant en Allemagne, et des droits
difficilement votés, au cours de l'histoire, en faveur de
ses immigrés. On remarque, dans l'article un discours à influence
marxiste, surtout en ce qui concerne la description préliminaire
des concepts tel que l'idée de la classe dominante et de la
pensée dominante fortement présente en Allemagne : « En réalité,
les classes dominantes ont toujours été tiraillées entre leur
intérêt économique - qui est allé de pair, en Allemagne, avec
les courants culturels ouverts sur le monde - et le repli
sur une politique d'ordre à relents xénophobes.11 » De plus,
l'auteur démontre que les inégalités sociales et la discrimination
raciale ont également été la cause de plusieurs mouvement
de révoltes, de grève et donc d'une certaine lutte de classes,
entre les travailleurs immigrés et les « nationaux ». Cette
stratification des classes est surtout basé sur les différences
ethniques, soient, les allemands et les « autres ». Ces grèves
ont surtout marqué la fin des années soixante, de 1968 à 1969.
D'après l'auteur de l'article, les droits pour la population
immigrante, sont énormément influencés justement par la pensée
qui domine, donc le parti politique qui est au pouvoir.
L'Allemagne
est l'un des pays du monde où l'obtention de la citoyenneté
est très difficile. D'abord parce qu'elle s'est limitée pendant
de nombreuses années, à donner sa citoyenneté qu'aux personnes
qui détenaient du sang allemand. Le fait d'être né sur les
terres allemandes ne représentait rien en ce qui concerne
les politiques de naturalisation. La première vague d'immigrants
qu'il y a eu dès 1950, ne pouvait que prolonger leur permis
de séjour, ils n'avaient aucun accès aux services de santé
et aux avantages sociaux que pouvait procurer le pays d'accueil.
En plus, bien sûr, d'être soumis aux tortures morales et parfois
physiques causées par les mouvements nationalistes ou par
les actions racistes de la part des « nationaux ».
A SUIVRE
MARS
2011
Les
Turcs en Allemagne -4
Les Turcs en Allemagne -3
Les Turcs en Allemagne -2
Les Turcs en Allemagne -1
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