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«
Ce qui urge le plus, dit le Conseil, c'est de recenser les
lieux de culte, avec ou sans permis. »
(2)
par
Damla Önol
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Pour combler
le droit fondamental de la liberté de religion, chaque culture
peut demander son lieu de culte, l'ouverture de ce dernier
se fait dans des milieux où la communauté ethnique concernée,
est fortement présente. Mais d'un autre côté nous retrouvons
une montée de la pratique religieuse chrétienne, sous ses
diverses formes et confessions. Il faut noter qu'une partie
des immigrants veut rompre avec la pression religieuse imposée
par leur pays d'origine, et pour cette même raison ils s'éloignent
des lieux de cultes proposés par leur communauté ethnique
dans le pays d'accueil. Tandis qu'une autre partie de ces
immigrants veulent garder leur culture et tradition ainsi
que leurs pratiques religieuses quotidiennes dans le pays
d'accueil. En contrepartie, la population locale canadienne
se voit être de plus en plus religieuse dans ce nouveau millénaire.
La religiosité locale se retrouve dans la fréquentation des
églises ainsi que dans les groupes sectaires, par exemple
les Témoins de Jéhovah, l'Église de Scientologie et les Raëlliens.
D'après l'article, ce qui inquiète le gouvernement québécois,
ce n'est pas la montée religieuse en tant que telle, mais
plutôt l'ouverture de lieux de culte clandestinement : "
Ce qui urge le plus, dit le Conseil, c'est de recenser les
lieux de culte, avec ou sans permis.4 " L'aménagement
de ces lieux deviennent de plus en plus difficile, parce que
la fragmentation des religions par leurs différentes églises
et sous branches, est innombrable, et implique donc des milliers
d'emplacements. Il faut remarquer également que les nouvelles
croyances contemporaines prennent de l'ampleur dans la vie
citadine, les religions comme le New Age et la Scientologie,
entre autres, font parties des innovations du siècle. Les
citadins se sentent concernés par des sujets tel que la fin
du monde, et la vie éternelle, ce qui peut les mener à adhérer
à ces groupes. La consommation et la production dans les marchés
contemporains sont désormais omniprésents dans les métropoles,
la croissance de la foi religieuse, quelqu'en soit la croyance,
est un phénomène tout à fait considérable aujourd'hui. Nous
pouvons dire que les individus tentent de s'évader, de résoudre
leur problème ou même de relaxer par la spiritualité que peut
donner une croyance religieuse, ceci n'est bien sûr qu'une
hypothèse.
Au courant
de l'histoire nous voyons que la ville porte une dynamique
de transformation basée surtout sur son développement et son
accroissement au niveau économique et démographique. En effet,
la croissance du marché dans la ville est étroitement liée
aux exodes ruraux d'une part, menant à l'individualisation
par la division du travail du citadin. Cette individualisation
se reflète dans l'action religieuse de la personne qui la
différencie de la communauté rurale. L'immigration est un
autre phénomène dynamique entraînant avec elle une nouvelle
transition que l'on peut placer dans la catégorie postmoderne
de notre temps. La culture de masse offerte dans les grandes
métropoles du monde est l'une des facettes de la postmodernité,
la montée de la croyance et la pratique religieuse porte avec
elle une sorte d'évasion que les individus désirent pour s'éloigner
des réalités économiques et surtout du pouvoir de l'argent
qui fait le bonheur des uns mais le malheur des autres. La
ville regroupe toutes ces formes, ce qui fait d'elle un terrain
d'observation important si l'on veut étudier les liens entre
l'économie et les activités sociales dans lesquelles font
parties les pratiques religieuses. La définition de la ville
englobe plusieurs sphères explicitant ses diverses fonctions,
étudier la dimension religieuse permet de mettre en évidence
cette mutation et l'évolution sociétale en parallèle au changement
économique.
4 Amélie Daoust-Boisvert, « Explosion du nombre de lieux
de culte à Montréal », dans Le Devoir, 12 août 2009.
La
vie urbaine - 1 - La ville et l'influence religieuse
Aout-Sep
2012
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