Vartan HEZARAN
Écrivains québécois

 

Félix Leclerc I (1914-1988)

Félix Leclerc vient au monde en 1914 à La Tuque. Dans le pays d'en haut, il apprendra à aimer la nature très vite. Dans une famille où il y a déjà plusieurs musiciens il vivra une enfance fabuleuse et sa soeur Anne-Marie, inconditionnelle de Schubert, lui donnera le goût de la musique alors que Félix est très jeune. Il demeure très attentif à toute manifestation musicale : il écoute aussi bien les airs rustiques des draveurs du chantier forestier de Claire-Fontaine joués sur leurs harmonica que des airs joués sur la guitare.

Alors que sa mère lui inculque le sens des valeurs spirituelles en lui apprenant comment voir Dieu dans la nature, son père lui donne le goût de l'aventure. Il est lui-même le fils du fameux Ti-Jean le Barbu "recordeur ", conteur de longue date, compositeur de chansons et par dessus tout, coureur de bois.

À treize ans Félix quitte "sa chère vallée" pour aller étudier au Juniorat du Sacré-Coeur à Ottawa. Suivant son père "déménageux ", il verra du pays : La Tuque, Rouyn-Noranda, Lotbinière, Vaudreuil.

Après ses études, pour trois ans il est speaker à CHRC, scripteur pour deux ans à CHLN (Trois-Rivières), pour trois ans il est membre des Compagnons de Saint-Laurent. Il est aussi grand ami avec le Père Legault qui bénira même son mariage avec une artiste de la radio : Madame Andrée Vien.

Félix Leclerc, considéré le pionnier des chansonniers, connaîtra d'abord la gloire en France. Dès octobre 1970 et les événements qui suivent, ses chansons deviennent plus militantes, alors qu'avant, elles n'étaient que l'incarnation de la vie paysanne et de la réalité quotidienne.

Quant`à son écriture, précisons que ses livres seront parmi les plus vendus. En guise d'exemple, nous n'avons qu'à citer Moi, mes souliers qui déjà à l'époque a tiré à 30 000 exemplaires. Bien que rejeté par les puristes de la langue, parce qu'il leur semble être un peu trop rebelle, il jouit cependant d'une popularité certaine chez la jeunesse qui, parmi plusieurs raisons, apprécie la cordialité de la campagne, du plein air.

Nous suivrons, lors de la prochaine édition du Bizim Anadolu, avec un extrait de la prose de Félix Leclerc.


Août 2008