|

Francis
Ford Coppola parti un an pour les Philippines soutenu par
la CIA...
(4)
par
Damla Önol
 |
|
... Le
film démontre comment l'armée des États-Unis fût constituée
majoritairement d'individus provenant des classes moyennes
ou défavorisées, qui acquièrent, en partant au Vietnam, entre
leurs mains, l'argent et la force promut par la puissance
militaire étatsunienne. Ces soldats connurent la folie et
la mort. Francis Ford Coppola parti un an dans cette région
du monde (plus exactement aux Philippines) soutenu par la
CIA et le State Department. Bien sûr l'optique principale
du film met en premier plan la force militaire et stratégique
étatsunienne, mais une analyse plus profonde permet de repérer
les notions du détachement ou de la rupture sociale, pour
s'engager dans un monde mécanique (comme Durkheim l'explicite
dans son ouvrage Le Suicide, pour le type de suicide Altruiste)
et donc ce monde mécanique entraîne l'oubli de l'individualité,
pour une assimilation aux nouvelles normes fondées par l'armée.
La disparition, petit à petit, de toute émotion humaine, pouvant
entraîner l'individu à tuer en temps de guerre, comme devoir
patriotique. Le pouvoir de tuer et tout l'enjeu économique
(subvention, salaire et avantages sociaux), fournis par l'armée,
mènent le soldat à intérioriser une force, qui d'après lui,
est sans limite.
En
1991, aux États-Unis, la fin de la Guerre Froide a été déclarée
publiquement par le Président George Bush. La chute du mur
de Berlin en 1989 d'un côté, suivit de la chute de l'Union
Soviétique de l'autre, furent des événements qui ont marqué
l'histoire, démontrant mondialement, le certain "triomphe"
de la démocratie libérale étatsunienne. Cette longue période
de Guerre Froide était concentrée sur le conflit bipolaire
des blocs politiques, donc idéologiques, opposant la démocratie
libérale étatsunienne et le communisme et socialisme d'Europe
de l'Est et de l'Asie. C'est surtout durant la présidence
de George Bush (père), qu'une certaine notion, renouvelée
de défense nationale s'est imprégnée dans le monde étatsunien.
Il est important de remarquer que cette période de transition,
à la fin de la Guerre Froide, entraîna Hollywood à rechercher
une nouvelle menace, tout en restant en parallèle avec l'actualité
politique. Depuis 1979 une forte tension sociale et politique
existait au Moyen-Orient, débutant par la révolution iranienne,
surtout engendrée par une explosion sociale contre le Shah.
À partir de 1980, l'influence de la guerre iranienne connût
une propagation rapide, s'émancipant jusqu'en Irak, puis au
Koweït, s'aboutissant en 1991. George Bush intervient ambitieusement
à ce territoire conflictuel, pour assurer, entre autre, de
garder un ordre dans l'industrie pétrolière de la région.
Ces tragédies guerrières historiques ont mené Hollywood, certains
producteurs et réalisateurs en particulier, à adopter une
vision plutôt péjorative envers le Moyen Orient. En effet,
le concept de sécurité nationale hollywoodien découvre une
nouvelle menace puisque le communisme a été vaincu par l'"héroïsme"
étatsunien ; la menace du Moyen-Orient, surtout les pays qui
détiennent le pétrole et les armes de destruction massive.
Cette fois-ci c'est Saddam Hussein, successeur d'Hitler et
de Staline dans le domaine de la terreur radicale, qui, d'après
l'auteur Valantin, trouve sa force surtout dans l'usage du
"chantage comme arme de destruction massive10".
En 1985, le film Delta Force, démontre la destruction d'un
groupe terroriste au Liban, à Beyrouth. En 1993, c'est le
film True Lies, mettant en vedette Arnold Schwarzenegger,
dans le rôle d'un agent secret, se faisant passer pour un
informaticien devant sa famille. Il poursuit un groupe terroriste
du Moyen-Orient, qui tente de faire un attentat en explosant
des bombes nucléaires sur des métropoles étatsuniennes. Dans
ce film, en particulier, il est important de dénoter le rabaissement
et la ridiculisation des Orientaux par les Étatsuniens: "les
terroristes sont présentés à la fois comme des bouffons dépassés
par leur propre matériel moderne et d'authentiques victimes
de l'hégémonie américaine au Moyen-Orient11".
A
SUIVRE
Janvier
2012
3-
Dans l'esprit étatsunien, la menace communiste était dévastatrice...
2- La Maison Blanche commande des films
dans la perspective de la mobilisation psychologique du pays...
1- Le cinéma et la société... … et désigner
l'opinion publique par...
|