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Wilfrid Laurier (1841-1919)
Wilfrid Laurier voir le jour à Saint-Lin dans les Laurentides
en 1841. Il étudie d'abord les humanités au collège de l'Assomption
et ensuite, il fait son droit à l'Université McGill. La double culture
qu'il acquiert ainsi, lui servira plus tard dans sa vie politique.
À peine après avoir terminé ses études et marié, il tombe gravement
malade. Pour se refaire une santé, il choisit de s'installer dans
l'Arthabaska rural et y ouvre un bureau d'avocat pour une clientèle
de choix.
En 1871, il est élu député dans le comté de Drummond-Arthabaska
à l'Assemblée législative. Dès sa première prise de parole, son
discours impressionne. Deux ans plus tard, il est sur la scène fédérale
et le parti libéral lui offre un poste de ministre. En 1896, il
présente un programme de réconciliation pour les deux peuples du
Canada. Il prendra le pouvoir pour quinze ans et fera quatre voyages
à Londres. Ce n'est qu'en 1911, avant la guerre, coincé par l'opposition
des conservateurs et des nationalistes de Henri Bourassa qu'il sera
renversé. En 1917, il ne réussit pas à reprendre le pouvoir et il
meurt au lendemain de la guerre en 1919.
À cause de son prestige personnel et surtout pour avoir été le premier
Canadien français à devenir le premier ministre du Canada, il devient
en son temps l'idole des francophones du pays.
Péroraison du discours
sur le libéralisme politique
Je m'adresse
à tous mes compatriotes indistinctement, et je leur dis:
Nous sommes un peuple heureux et libre; et nous sommes heureux et
libres, grâce aux institutions libérales qui nous régissent, institutions
que nous devons aux efforts de nos pères et à la sagesse de la mère-patrie.
La politique du parti libéral est de protéger les institutions qui
nous régissent aujourd'hui, comparons l'état actuel de notre pays
avec ce qu'il était avant qu'elles nous eussent octroyées.
Il y a maintenant quarante ans, le pays se trouvait sous le coup
d'une émotion fiévreuse, en proie à une agitation qui, quelques
mois plus tard, éclatait en insurrection. La couronne britannique
ne fut maintenue dans le pays que par la force de la poudre et du
canon. Et cependant, que demandaient nos devanciers? Ils ne demandaient
rien autre chose que les institutions que nous avons maintenant;
ces institutions nous ont été octroyées, on les a appliquées loyalement:
et voyez la conséquence: le drapeau britannique flotte sur la vieille
citadelle de Québec, il flotte ce soir au-dessus de nos têtes, et
il ne se trouve pas dans le pays un seul soldat anglais pour le
défendre; sa seule défense, c'est la reconnaissance que nous lui
devons pour la liberté et la sécurité que nous avons trouvées sous
son ombre.
Mai 2009
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